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ORTIE, je t’aime… Moi non plus.

Détestée par la majorité, maudite par ceux qui s’y sont piqués, l’ortie qui ne cesse d’être injustement poursuivie par l’homme partout où celui-ci s’installe est pourtant parmi les plus précieux dons dont la nature nous a enrichi. En effet, à elle seule cette plante nous offre un gigantesque déploiement de vertus et de propriétés thérapeutiques très appréciées par les herboristes et dont peu d’autres peuvent se vanter. Elles font d’elle une souveraine incontestable et dont la présence dans la pharmacie de toute personne avisée se soignant par les simples est incontournable.

 

Élémentaire et à la fois élégante et discrète par son aspect, elle a la fâcheuse accoutumance de s’en prendre aux maladroits en les piquant de son duvet doux en apparence, mais trompeur et en réalité extrêmement urticant.

J’en ai moi-même fait la connaissance dans la douleur.

 

Rendre le bien pour le mal, c’est conquérir tous les cœurs. (Proverbe chinois de 1822.)

 

Voici comment l’ortie a conquis le mien (façon de dire… :p ) :

Je n’avais que 10-11 ans et il me plaisait de gambader librement dans les champs pour défouler l’irréfrénable exubérance de ma jeunesse.
C’était un jour d’été et je ne portais donc qu’ un simple T-shirt enfoncé dans des shorts en jeans ayant connu des jours meilleurs.

L’après-midi touchant à sa fin, je décidais ainsi de rentrer en longeant une route étroite de campagne à peine bordée de 20-30 cm de terre en friche. Une voiture déboucha d’un tournant à une vitesse peu convenable en ces lieux, m’obligeant à m’écarter.

Le pas sur ma gauche me fut fatal !

Je me retrouvais quelques secondes plus tard, le fond de train dans la tourbe humide, larmoyante après avoir glissé le long de la pente d’un fossé dont je n’avais pas de suite suspecté la présence tant ils étaient envahis de végétation, hurlant de douleur pour être tombée entre des touffes compactes d’orties presque aussi haute que moi.

Heureusement, j’ai toujours eu beaucoup de chance lors de chacune de mes mésaventures.

Non loin de là, j’entendis le chant harmonieux et prometteur d’un ruisseau dont les eaux fraîches soulagèrent presque aussitôt les cuisantes démangeaisons.

Bien que jamais je n’oublierai ce pénible épisode, aujourd’hui il me serait impossible d’envisager un jardin sans leur présence. À chaque fois que mon regard se pose sur mes orties, auxquelles j’ai réservé un emplacement privilégié à l’ombre d’un grand poirier, je ne peux réprimer un sourire de bienveillance, consciente des nombreux secrets qu’elles recèlent et qu’elles eurent la bonté de me livrer depuis.

 

 

Je vous invite à les découvrir vous aussi plus en détail ci-dessous et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions à mes poser. J’y répondrai avec plaisir.

Surtout, n’oubliez pas non plus de me laisser vos commentaires pour me faire part de vos propres expériences, partager vos connaissances ou tout simplement pour me donner votre opinion sur ce premier article.

Merci et puisse l’ortie vous redonner le plein d’énergie.

 

 

  • Il en existe 2 espèces appartenant à la famille des Urticacées :
     La grande ortie (urtica dioica), moins connue sous le nom d’ortie dioïque (en photo dans cet article)
     La petite ortie (urtica urens), appelée aussi ortie brûlante.

    NOTE : à ne pas confondre avec le Lamier Blanc (Lamium Albium) qui, faisant partie des labiacées, n’a aucune parenté avec les orties malgré le nom commun que l’on lui réserve : Ortie Blanche.

    Habitat :
    On la trouve dans toutes les régions tempérées du monde jusqu’à 2400 m d’altitude, au bord des champs et des forets ainsi qu’en lieux habités avec une prédilection particulière pour les zones humides et ombragées.

    Identification :
    C’est une plante vivace à feuilles vertes, sur tige dressée pouvant aller de 0,50 à 1,50 m pour la Grande ortie, tandis que la petite atteint difficilement les 50 cm. Ses feuilles dentelées, poilues et pétiolées sont opposées et en forme de cœur allongé. Ses minuscules petites fleurs de couleur verte que l’on trouve de juin à octobre sont dioïques et regroupées en de nombreuses grappes ramifiées. Elles se propagent rapidement sous terre grâce à ses rhizomes rampants.

  • Elle peut se récolter toute l’année, bien que la période la plus propice pour en tirer le plus de bénéfices thérapeutiques soit l’été.

    Parties utilisées : 
    Les feuilles et les jeunes plantes fraîches ou séchées (toute l’année), les rhizomes et les racines frais (en l’automne) ou secs (toute l’année).
    Le séchage dois se faire rapidement et à l’ombre. Une fois secs, les poils sont totalement inoffensifs.

    Principaux constituants : 
    Les parties aériennes sont riches de flavonoïdes (quercétine) et d’une importante quantité de chlorophylle (de 10 à 60%). de lignames, d’amines (acétylcholine, choline, histamine, sérotonine) et de minéraux (Acide silicique, Bore, Calcium, Chrome, Cuivre, Fer, Iode, Magnésium, Manganèse, Phosphore, Potassium, Sélénium, Sodium et Zinc)

    Ses rhizomes et ses racines quant à elles contiennent des phytostérols.

    L’ortie nous offre entre autres plusieurs vitamines:
    – 6 différents type de Provitamine A (Caroténoïdes, dont le Beta-Carotène), Vitamine B1 (Thiamine), B2 (Riboflavine), B3 ou PP (Niacine), B5 (Acide pantothénique), B6 (Pyridoxine), B9 (Acide folique), C, D, E (a-Tocophérol) et K.

    Son grand atout ?
    C’est la seule plante que l’on connaisse qui possède de la choline acétyl-transferase, un enzime rare et précieux en nature et dont la fonction régulatrice est primordiale au système nerveux central et périphérique.
    Pour ne donner qu’un exemple de son importance, les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer en sont généralement déficientes.

    Propriétés principales :
    – En raison de ses propriétés diurétiques et dépuratives, l’ortie est utilisée en cas de rétention d’eau et contre le dysfonctionnement des reins.

    – Ses effets astringents et hémostatiques en font une précieuse alliée pour réduire avec efficacité le flux des menstruations abondantes (mettant ainsi un frein à l’anémie qui les accompagne), ainsi que les saignements de plaies ou du nez. Nous pouvons donc ajouter à cette liste son action anti-anémique et anti-hémorragique.
    – Elle est aussi anti-inflammatoire et combat efficacement les allergies, portant un soulagement non indifférent à toute personne souffrant de maux liés aux articulation ou à la respiration.
    – Les néo-mamans ne pourront que se réjouir de son pouvoir galactagogue stimulant la monté du lait, tandis que ses messieurs profiteront de ses capacités pour le traitement de l’hypertrophie de la prostate.

    Voir aussi : 
    Alopécie, anémie, aphte, asthme, cheveux, cure de printemps, démangeaisons, diabète, dysenterie, eczéma, énurésie, épistaxis, érythème fessier, hémorragie, hémorroïdes, leucorrhée, ménopause, œdème, peau, piqûres, psoriasis, rhinite allergique, rhinorrhée, rhumatisme, rhume des foins, sciatique, urticaire.

  • Les poils de l’ortie son creux. Leur pointe en silice, aussi fragile que du fin cristal, pénètre l’épiderme et s’y casse pour y relâcher une substance urticante à base d’acide formique, d’acétylcholine, d’histamine et de sérotonine. Ironiquement, son jus frais est très efficace pour soulager des effets peu plaisants de ses propres piqûres !

    Un peu d’histoire :
    En Europe, déjà depuis le XIe siècle, on décortiquait à la main les tiges d’orties de leurs fibres pour en faire du cordage ou du fil extrêmement résistant, qui fut substitué ensuite par la soie. Sa robustesse ainsi que sa couleur naturelle en firent une ressource incontournable pour l’armée. Il y eu d’ailleurs un boom de l’industrie textile à base de fibres d’ortie durant les guerres mondiales, mais qui fut ensuite abandonné pour sa production trop onéreuse.

    Mythologie, mythes et légendes :
    – Selon la légende, nous devrions l’introduction de l’ortie en Europe, et plus précisément en Angleterre, aux légionnaires de Jules César qui pensaient pouvoir résister aux soirées les plus froides en s’en fouettant la peau pour se réchauffer.
    – Au moyen-age, l’ortie était fréquemment utilisée dans le domaine de la magie rituelle pour chasser les mauvais esprits, se protéger du diable ou encore pour damner à jamais une personne.
    – Pour aider la guérison d’un cher, on en glissait sous son oreiller ou sous le matelas de sa couche.
    – Elle fut associée au dieu germanique du tonnerre et des éclairs Thor à cause de la sensation fulminante de brûlure qu’elle provoque chez celui qui s’y pique par distraction.
    – Le mythe le plus doux l’associe aux amants et aux amoureux car elle brûle et enflamme la peau telle l’amour brûle le cœur et la passion enflamme les veines. Pour cette raison, elle fut associée à d’autres plantes pour la préparation d’élixirs d’amour, toujours lors du moyen-age.

    Langage des plantes :
    Dans le langage des plantes, l’ortie porte le poids de l’injuste synonyme de trahison.

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    Pathologies traitées avec l’ortie : 
    Alopécie, anémie, aphte, asthme, cheveux, cure de printemps, démangeaisons, diabète, dysenterie, eczéma, énurésie, épistaxis, érythème fessier, hémorragie, hémorroïdes, leucorrhée, ménopause, œdème, peau, piqûres, psoriasis, rhinite allergique, rhinorrhée, rhumatisme, sciatique, urticaire.

    Alopécie : Infusion de feuilles d’ortie
    Frictionner de 2 à 3 fois par jour le cuir chevelu d’une infusion préparée en jetant 4 cuillères à soupe de feuilles fraîches ou 3 de feuilles séchées dans 1 litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et filtrer avant toute utilisation.

    Anémie : Décoction de tiges et de feuilles séchées d’ortie
    Préparer une décoction de 50 gr de tiges et de feuilles séchées et fragmentées d’ortie pour chaque litre d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir 5 min. Éteindre le feu sous la casserole et laisser infuser 15 min avant de filtrer. En bore 2 tasses par jour.

    Aphte : Décoction de plantes séchées d’ortie
    Prévoir 100 gr de plantes séchées d’orties pour 1 litre d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir le tout 20 min. Filtrer et en faire des gargarismes et des bains de bouche plusieurs fois par jour.

    Cheveux fragiles, fins ou secs et chute : Jus frais d’ortie
    Se procurer 50 gr de feuilles fraîches d’ortie, les laver et les mettre dans une petite casserole sans les essorer. Chauffer quelques secondes, juste le temps de faire fondre les feuilles. Les presser pour en extraire le jus, le filtrer et en frictionner le cuir chevelu 2 fois dans la journée. Le jus s’oxyde très rapidement et ne peux se conserver que 24 heures tout au plus au frigo pour de multiples utilisations. Les premiers résultats se remarquent dès le jour suivant. Nette diminution de la chute des cheveux. En cas de chevelure trop sèche, prévoir un traitement au karité ou à l’huile d’olive extra vierge car le jus d’ortie aura tendance à les sécher ultérieurement.

    Cure de printemps : Cataplasme de  feuilles fraîches froissées de plantes mixtes
    Pour cette recette, il vous faut en parts égales des feuilles d’eupatoire, de fraisier, de laitue sauvage et de reines-des-prés. Appliquer deux fois par jour, matin au réveil et soir avant d’aller se coucher.

    Diabète : Décoction de racines et de feuilles d’ortie
    Jeter 50 gr de plantes d’ortie dans 1 litre d’eau bouillante et laisser infuser 15 min environ. En boire 3 tasse par jour.

    Dysenterie : Infusion de tiges et de feuilles séchées d’ortie
    Se munir de 25 gr de tiges et de feuilles sèches d’ortie pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 15 min. En prendre 2 tasses quotidiennes loin des repas.

    Eczéma : Jus et cataplasmes de feuilles d’ortie
    Broyer 2 ou 3 poignées des orties fraîches dans un mixer et en récupérer le jus à boire immédiatement. Avec le broyât, préparer des cataplasmes à utiliser sur les zones touchées par l’eczéma (peau et cuir chevelu y compris). Deux recettes qui se complètent à utiliser ensemble pour un effet en interne et en externe.

    Énurésie : Galettes d’ortie
    Pour le repas du soir, trouver la recette pour préparer des galettes en pétrissant de la farine de seigle ou de blé, en substituant l’eau nécessaire par une décoction d’ortie. Cuire au four et bon appétit!

    Épistaxis : Suc de feuilles fraîches d’ortie
    Pour bloquer toute hémorragie nasale, il est très utile d’imbibé de suc de feuilles fraîches d’orties le coton avec lequel vous tamponnerez la narine saignante.

    Érythème fessier : Infusion de plantes sèches d’orties et de soucis
    Pour les érythèmes provoqués par irritation et/ou frottements, mélanger en parts égales des plantes sèches et broyées d’orties et de soucis. Boire 2 ou 3 tasses par jour de tisanes que l’on préparera en versant de l’eau bouillante sur 2 cuillères à soupe de ce mélange. Laisser infuser de 10 à 15 minute. Remède complémentaire que l’on accompagnera à l’application d’huile d’amande douce sur la peau touchée.

    Hémorragie :  Suc frais d’ortie
    Boire 1/2 verre de suc frais d’ortie 3 fois par jour.

    Leucorrhée : Suc d’orties fraîches
    Pendant une dizaine de jours, prendre 1 tasse matin et soir de suc d’ortie fraîches que l’on centrifugera juste avant la consommation.

    Ménopause: Suc frais d’ortie
    Pour profiter des bienfaits de l’ortie, il faudra boire 3 fois par jour du suc frais d’orties en utilisant 100 gr. de plantes fraîches quotidiennement.

    Œdème : Décoction de racines d’ortie
    Le remède se prépare à l’aide de 50 gr. de racines d’ortie par litre d’eau froide, dont on fera une décoction en portant le tout à ébullition en laissant bouillir 10 min. Laisser refroidir pendant 10 minutes avant de passer le breuvage. Boire 3 tasses par jour.

    Peau : Infusion de feuilles d’ortie 
    Verser 1 litre d’eau bouillante sur 50 gr. de feuilles d’orties. Laisser infuser 10 minute. C’est une excellente lotion adoucissante pour retrouver une peau veloutée au toucher.

    Piqûres : Feuilles fraîches d’ortie
    En cas de piqûres de guêpe ou d’abeille, y frotter des feuilles froissées d’orties fraîches s’avèrent très efficace.

    Psoriasis : Décoction de tiges et de feuilles d’ortie séchées
    Pour préparer la décoction, jeter 80 gr de tiges et de feuilles d’orties séchées dans 1 l. d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir pendant 5 min. Retirer du feu et laisser infuser encore 15 min. Imbiber des compresses de ce breuvage et les appliquer sur les zones atteintes.

    Sciatique : Orties fraîches
    La suivante méthode peu orthodoxe est plutôt désagréable bien qu’efficace. Elle consiste tout simplement à se fouetter la partie douloureuse avec des pantes fraîches d’ortie, puis de lotionner délicatement ensuite avec du vin blanc ou du vinaigre.

    Urticaire : Décoction de plantes  d’ortie
    Jeter 50 gr de plantes d’orties dans 1 litre d’eau froide, faire bouillir 15 min avant de laisser refroidir et filtrer. Boire 3 tasses par jour
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