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MOLÈNE Bouillon-blanc, un cierge à la santé.

Bouillon blanc est l’autre nom commun donné au molène, et qui se dresse si fièrement de juin en novembre de sa silhouette vaguement exotique. Magnifique plante parmi les mauvaises herbes dont les cierges fleuris peuvent atteindre jusqu’à deux mètres de hauteur.
Bien que typique des lieux incultes et pierreux ensoleillés, le molène s’adapte avec facilité à quasiment tout genre de terrain.
Les parties aériennes du molène sont très résistantes aux froideurs de l’hiver. Il est d’ailleurs possible d’en retrouver les feuilles intactes sous la neige.
Les feuilles les plus jeunes et tendres s’utilisent en cuisine pour la préparations d’agréables soupes. Quant aux fleurs, elles peuvent servir pour la préparation d’une liqueur douce à base d’eau de vie.
Les fleurs de molène se prêtent parfaitement aussi à la préparation d’un excellent sirop qu’il suffira de diluer pour se rafraîchir des journées d’été et dont voici la recette toute simple ci dessous :

Laisser macérer pendant 24 heures un bol de fleurs de molène dans 1 litre d’eau bouillante. Filtrer à travers un linge pour vous débarrasser des poils, mesurer le poids du liquide restant et ajouter autant de sucre. Faire cuire 10 minutes en écumant et mettre de suite en bouteille précédemment stérilisées et se fermant hermétiquement.

Les fleurs du bouillon blanc font partie des fleurs dites pectorales, tout comme le coquelicot, la guimauve, la mauve, le pied-de-chat, le tussilage et la violette.

 

L’hiver n’est bon que pour les choux, ou à faire gagner la toux. (Ancien proverbe français.)

 

Heureusement, le molène nous apporte ses bienfaits pour combattre les bronchites et libérer les poumons du catarrhe.

Le molène est une plante qui ne vit que deux ans, puis monte en graines et laisse place aux générations suivantes.

La première année, au printemps et ce, durant tout l’été, la plante de bouillon blanc ne  développe qu’une rosette de feuilles qui restera au ras du sol. Les feuilles,de forme ovale et pointue, grandiront relativement grandes, jusqu’à atteindre de 40 à 50 cm. D’une belle couleur vert tendre, elles seront assez robustes et épaisses tout en restant souples et couvertes de petits poils blancs visibles à l’œil nu.

Les fleurs ne peuvent se cueillir qu’à partir de la deuxième année. Elles s’ouvrent progressivement et tombent chaque soir pour laisser la place aux suivantes le lendemain matin. La récolte s’avère donc laborieuse et il faudra repassez tous les jours pour récupérer la quantité nécessaire. Choisir de préférence le matin, en prenant soin de n’arracher que les fleurs sans leur cupule verte. Se munir d’une pince facilitera la tâche.

Arrivé en fin de vie, le molène va peu à peu sécher pour faire place à des tiges droites et marrons durant l’hiver de sa deuxième année, tige qui persisteront encore plusieurs mois pour éparpiller leurs graines durant les périodes plus chaudes. Au moment propice, les deux valves des capsules contenant les graines s’ouvriront pour les laisser tomber au pied de la plante mère.
C’est pour cette raison que l’on trouvera probablement d’autres plants dans la même zone l’année suivante.

 

 

Bien que toutes les parties de la plante peuvent être utilisées, ce qui fait du bouillon-blanc une plante très versatile pour l’herboriste amateur, il est tout de même préférable de ne pas toucher à la tige pour ne pas tuer la pante et continuer à profiter de ses dons.

Je vous invite à participer à cet article en partageant une de vos recette en laissant un petit commentaire, vos connaissances sont aussi précieuses pour les autres internautes que ce simple traité aujourd’hui. Ou bien, donnez-nous juste votre opinion sur ce que vous venez de découvrir.

Merci de votre lecture.

 

 

  • Plante bisannuelle appartenant à la famille des Scrofulariacées.
    On surnomme le bouillon blanc (Verbascun Thapsus) de plusieurs noms pour le qualifier : Cierge-de-Notre-Dame, Herbe à bonhomme, Blanc-de-mai, Herbe saint fiacre, Fleur de grand chandelier, Oreille de Saint-Cloud et Queue de Loup..

    Les tiges séchées étaient trempées dans du suif ou dans de la cire pour en fabriquer des torches, d’où son nom de « cierge de Notre-Dame »
    L’étymologie de son vernaculaire du bouillon blanc dérive de la culture gauloise. Nos ancêtres l’appelait superficiellement « bugillo » qui signifiait bouillon ou bouilli en raison de la méthode utilisée pour ses utilisations culinaires, médicinales et ésotériques.

    Habitat :
    Le molène pousse un peu partout en Europe en lieux incultes, à la coupe des bois ainsi qu’au bord des champs jusqu’à  400 m. d’altitude. On la rencontre aussi en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du nord où elle est subspontanée (introduite involontairement et qui s’est reproduite ensuite).

    Identification :
    Le molène est une plante vivace duveteuse de 0,80 à 2,00 m. s’élevant sur tige unique, épaisse et droite. Les grandes feuilles pétiolées s’épaississent de poils laineux et se concentrent à la base en se prolongeant en ailes le long de la tige. Les fleurs d’un délicat jaune pâle s’ouvrent à partir du mois de juin jusqu’en novembre en gros et compactes épis floraux et embaume les environs d’une agréable senteur douce et mielleuse. Les fruits forment des capsules globuleuses.

  •  ATTENTION :

    Il faudra passer au travers d’un linge fin toute préparation pour en éliminer les poils provenant des étamines et du calice qui irriteraient les voies digestives et la gorge.
    En cas de peau sensible, envelopper les feuilles de molène dans un morceau de mousseline avant de l’appliquer sur la peau pour éviter que les pois des feuilles ne l’irritent.

    Parties utilisées : 
    Fleurs et feuilles récoltées entre juillet et septembre et qu’il faudra faire sécher quelques heures en plein soleil, avant de les transférer dans un endroit frais et sombre pour terminer leur séchage. Les racines trouvent en automne et durant l’hiver leur utilisation dans la préparation de décoction et de teinture mère.

    Principaux constituants : 
    Les fleurs du bouillon-blanc renferment du mucilage émollient et adoucissant, des flavonoïdes, des saponosides, des iridoïdes, des lignanes hétérosidiques, une huile ainsi qu’une essence aromatique et un fort pourcentage d’hydrate de carbone.

    Les feuilles de pissenlits  aussi généreuses de :
    – Provitamine A jusqu’à 700 fois plus que la poire, vitamines B1 (Thiamine), B2 (Riboflavine), Vitamine C, des carotènes et vitamine E  (a-Tocophérol),

    Propriétés principales :
    – Excellente plante béchique qui possède des vertus antiseptiques, sédatives et anti-inflammatoires, ainsi que des propriétés expectorantes, utilisée surtout contre la bronchite.
    – Ses pouvoirs dépuratifs et diurétiques en font un bon remède contre la colique, la cystite et les hémorroïdes.
    – Ses caractéristiques rafraîchissantes et émollientes en sont tout aussi précieuses.

    Pathologies traitées : 
    Abcès, asthme, bronchite, brûlure, colique, cystite, engelure, enrouement, furoncle, hémorroïdes, névralgie, poumon, prurit, sommeil, toux, trachéite.

  • – Les feuilles de molène étaient utilisées autrefois pour faire des mèches de lampe à huile, tandis que leurs épis floraux servaient à chauffer le four des boulangers.
    – Les fleurs du bouillon-blanc fournissent également des colorants jaunes et verts, utilisés autrefois pour la préparation de teintures de cheveux et textiles.
    – On utilisait le molènes pour des rites magiques visant à chasser les mauvais esprits.

    Un peu d’histoire :
    Le molène fait partie des plus anciennes plantes médicinales connues. Déjà au premier siècle après J.C. le médecin pharmacologue grec Dioscoride recommandait le bouillon-blanc contre toutes les affections pulmonaires. Son contemporain romain Pline l’Ancien en faisait autant, bien qu’ils avaient toutefois des opinions qui divergeaient quant à la partie de la plante à utiliser. L’un prescrivait les feuilles, l’autre la racine.
    Durant le moyen-age, les plus pauvres et démunis recouvrait le fond de leur sabots de feuilles duveteuses de molène pour les rendre plus confortable et se protéger du froid.
    Au XII siècle, sainte Hildegarde, dixième enfant d’une famille de la haute noblesse franque qui prit le voile en 1112, employait les fleurs de molène en tant que remède incontournable contre l’enrouement.

    Mythologie, mythes et légendes :.
    On raconte que le molène serait née de l’épée d’un jeune chevalier, qui l’utilisa pour tuer un maléfique dragon au fin fond de son antre. Pour sortir des galeries, l’épée aurait d’abord été transformé en torche, puis en plantes lorsqu’une fois sorti, le jeune la planta au sol.

    Langage des plantes :
    Dans le langage des plantes, le bouillon blanc est le symbole de la nonchalance et du confort.

  • Pathologies traitées avec le molène: 
    Abcès, asthme, bronchite, brûlure, colique, cystite, engelure, enrouement, furoncle, hémorroïdes, névralgie, poumon, prurit, sommeil, toux, trachéite.

    Abcès : Cataplasme de feuilles de molène
    Faire cuire dans su lait des feuilles de molène. Les appliquer sur l’abcès pour le faire mûrir et pour apaiser la douleur en les maintenant à l’aide de pansements. Renouveler l’opération toutes les 2 ou 3 heures.

    Asthme : Infusion de fleurs séchées de molène.
    Prévoir 20 gr de fleurs séchées par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. En boire 3 tasses par jours entre les repas, dont une le soir avant d’aller se coucher.

    Bronchite : Infusion de fleurs de molène
    Laisser infuser 30 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau bouillante pendant 10 minutes. Boire 3 tasses de ce breuvage par jour.

    Brûlure : Cataplasmes d’infusion de fleurs de molène
    Préparer une infusion en raison de 30 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau bouillante, à laisser infuser 10 minutes. Y tremper des compresses à appliquer sur les brûlures.

    Colique : Infusion de feuilles séchées de molène
    L’infusion se prépare avec 40 gr de feuilles sèches par litre d’eau bouillante, à laisser infuser 10 minutes. En boire jusqu’à 3 tasses quotidiennement si nécessaire.

    Cystite : Infusion de fleurs de molène
    Boire 2 à 3 tasses d’infusion de fleurs de molène. 40 gr pour chaque litre d’eau bouillantes et à laisser infuser 10 minutes.

    Engelure : Décoction de fleurs et feuilles fraîches de molène
    Cette décoction ce prépare avec 60 gr de fleurs et feuilles fraîches de molène que l’on fera bouillir dans 1 litre de lait pendant 10 minutes dès les premiers remouds. Laver chaque soir de ce lait les parties atteintes sans s’essuyer ensuite.

    Enrouement : Décoction de fleurs de molène
    Faire une décoction en prévoyant 30 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir pendant 10 minutes. Passer lorsque la décoction est tiède. Se faire des bains de bouche et des gargarismes 3 fois par jour avec cette préparation à laquelle on aura rajouter du miel.

    Furoncle : Cataplasme de feuilles de molène
    Faire cuire 30 gr de feuilles de molène dans du lait et en faire des cataplasmes à poser sur le furoncle.

    Hémorroïdes :  Infusion de fleurs de molène
    Se munir de 40 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et en boire 2 tasses quotidiennement.

    Névralgie faciale : Cataplasme de feuilles de molène
    Faire cuire à l’eau des feuilles de molène pour en couvrir le visage.

    Poumon : Infusion de fleurs de molène
    Compter 40 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 20 minutes et en boire deux tasses fumantes par jour.

    Prurit : Décoction de fleurs et de feuilles de molène
    Prévoir 60 gr de fleurs et feuilles de molène pour chaque litre d’eau froide. faire bouillir 10 minutes et utiliser  cette préparation pour rincer plusieurs fois par jours la partie atteinte, sans rincer.

    Sommeil : Infusion de fleurs de molène
    25 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et en prendre une tasse chaque soir au coucher.

    Toux : Infusion de sommités fleuries de molène
    Laisser infuser pendant 5 minutes 20 gr de sommités fleuries de molène pour chaque litre d’eau bouillante. En boire 3 tasse par jour loin des repas.

    Trachéite : Infusion de fleurs de pissenlits
    Préparer l’infusion en raison de 40 gr de fleurs de molène pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et en boire 3 tasse par jour.

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