Bientôt Noël!
Et pour l’occasion, nous avons ajouté à notre catalogue de nouvelles théières en verre borosilicate soufflées à la bouche d’une capacité de 1000 ml au prix exceptionnel de 25€ pièce.

COQUELICOT, sacrifié sur l’autel de la beauté.

Les coquelicots se balancent et se plient, totalement soumis aux bouffées d’air, qui en soufflant dévoilent toute la fragilité de leurs pétales. Elles donnent ainsi cette fausse impression qu’elles seront vite et cruellement arrachées au premier coup de vent.

À partir du mois de mai, les fleurs de coquelicot se multiplient rapidement dans les champs incultes ou le long des routes et chemins de fer, à l’abri des pesticides sélectifs qui les ont poussés à fuir les moissons de céréales, où elles frémissaient jadis parmi les épis dorés.

Le vert chatoyant de l’herbe et le noir des étamines du coquelicot ne font que renforcer le rouge vif de ses pétales qui tant ont inspiré la fantaisie de nombreux artistes peintres depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours. Les fleurs de coquelicot, remarquables en leur simplicité, se prêtent magnifiquement en effet à la réalisation d’œuvres aux brillantes tonalités acryliques.

 

Notre fragilité est ce qui nous rend unique. (Citation de Edgard Keret, 2007.)

 

Un rouge écarlate pour des pétales aussi douces que de la soie au toucher:

Une douceur soyeuse que le coquelicot est prêt à partager avec votre peau, stimulant et renforçant la régénération de nouvelles cellules, qui à leur tour, favoriseront une production naturelle d’eau. Ses pétales renferment des propriétés adoucissantes et réhydratantes qui protégeront ainsi plus longtemps la jeunesse de votre visage et de vos mains, tout comme la beauté invitante de votre cou et de son décolleté.

Malheureusement, la beauté sanguine des coquelicots n’est que de courte durée. Annuelle, c’est une plante qui meurt rapidement, trop précocement pour les amateurs qui se voient privés d’autant de magnificence dès le mois de juillet.
L’utilisation systématique de désherbants chimiques auxquels les coquelicots sont extrêmement sensibles n’aide certes pas sa prolifération. Comme la grande majorité des plantes messicoles, le coquelicot est destiné à se faire aussi rare que le bleuet des champs si aucune mesure ne sera prise sur le plan agricole.

Personnellement, il me reste trop peu de confiance en ces autorités supposées défendre la biodiversité avec intelligence, au lieu de la sacrifier au nom d’un vénal enrichissement financier à court terme. C’est pour cette raison que j’ai pris la saine habitude de récolter, lorsque j’en rencontre en fin d’été, les graines précieusement renfermées dans leurs capsules, pour les parsemer ensuite un peu plus loin.
Un geste simple, qui ne demande que quelques minutes et que je vous invite à émuler pour retrouver le plaisir de leur éclosion l’année suivante.

 

UN REMERCIEMENT TOUT SPÉCIAL à mon ami alsacien de Kintzheim Philou
pour les superbes photos qui valorisent ce post d’une explosion de couleurs !
 😉

 

N’hésitez pas à participer à l’enrichissement de cet article de vos propres commentaires pour l’agrémenter de vos propres expériences, partager vos connaissances ou tout simplement pour donner vos impressions quant à cet article.

Devant un champ parsemé de coquelicots, prenez le temps de les observer et de vous laisser transporter quelques minutes par leur fragile légèreté. Votre âme n’en sera que plus sereine.
.

 

  • Le coquelicot (Papaver rhoeas) appartient à la famille des papavéracées. Son appellation actuelle est passée part de nombreuses phases. Tout d »abord appelé cocorico (synonyme de coq) en 1349, deux siècle plus tard (1545) on lui attribua le nom en vieux français de coquericoq, qui fut ensuite déformé en coquerico pour désigner métaphoriquement la comparaison entre le rouge de ses pétales et celui de la crête du coq. Aujourd’hui, on le connait aussi sous les noms de Ponceau, Pavot coquelicot, Pavot des champs, Pavot coq, Mahon, Chaudière d’enfer et pour finir Gravesolle.

    Habitat :
    Ou peut en observer la beauté en toute l’Europe jusqu’à 1700 m. d’altitude, dans les champs, recouvrant talus et remblais, et de plus en plus rarement dans les moissons.

    Identification :
    Le coquelicot est une plante herbacée annuelle d’apparence fragile, rameuse et couverte de poils. Sa tige fine et dressée renferme un latex blanchâtre toxique pour l’homme. Le coquelicot peut atteindre une hauteur comprise entre 0,80 et 0,90 m. Ses feuilles, elles aussi velues, sont sessiles et profondément découpées en lobes triangulairement lancéolés. Les fleurs éphémères d’un rouge extrêmement vif sont fréquemment tachées de noir et se dressent sur de longs pédoncules. Elles passent par une préfloraison fripée et sont formées d’une corolle à 4 pétales ornée d’étamine noir-bleuâtre et qui se dégage d’un calice à 2 sépales. Les fruits des coquelicots sont des capsules uniloculaires ovoïdes formées de nombreux carpelles soudés, courtes et glabres. Lorsqu’ils arrivent à maturité, un anneau d’ouvertures appelées pores se forme juste en-dessous de leur couvercle constellé de stigmates et par lesquelles les nombreuses petites graines noires qu’ils renferment se disperseront lors des journées ventées. Le coquelicot présente une odeur faible et vireuse, ainsi qu’une saveur amère.

    .

  •  ATTENTION :

    – En raison de la toxicité du coquelicot, il est fortement conseillé de respecter scrupuleusement les doses prescrites pour éviter tout risque d’effet secondaires peu agréables. Il faudra aussi choisir méticuleusement les fleurs, évitant de cueillir les plus petites et les moins rouges, ou celles dont la capsule est étouffée ou poilue.

    Parties utilisées : 
    Uniquement les pétales en pleine floraison qu’il faudra prendre soin d’étaler en mince couche. Il sera important ensuite de les conserver au sec.

    Principaux constituants :
    Les pétales de coquelicot abritent des mucilages, quelques alcaloïdes isoquinoléiques dont la moitié est constituée par la rhoeadine (un alcaloïde spasmogène dont les dérivés sont dopaminergiques et neuroleptiques), des flavonoïdes, des acides phénoliques et des anthocyanosides auxquels elles doivent leur couleur. De leurs graines, on extrait une huiles grasse.

    Les coquelicots nous offrent les suivantes vitamines :
    – Particulièrement riches en vitamines de type B1 (Thiamine), B2 (Riboflavine), B3 ou PP (Niacine) et B6 (Pyridoxine).

    Ainsi que les suivants minéraux et oligo-éléments :
    Calcium, Phosphore, Potassium, Magnésium, Sodium, Manganèse, Fer, Zinc, Nickel, Cuivre, Cobalt et Chrome.

    Propriétés principales :
    – Les alcaloïdes renfermés dans les pétales de coquelicot sont fréquemment utilisés pour leur remarquable action sur les troubles du sommeil due à leur effet sédatif et narcotique.

    – La peau profitera de ses propriétés adoucissantes et émollientes qui repoussent le vieillissement en nourrissant les cellules et en renforçant leur renouvellement.
    – La présence de mucilages très adoucissant lui confère également une efficace propriété pectorale antitussive.

    Voir aussi :
    Angine, anxiété, bronchite, colique, émotivité, nervosité, palpitations cardiaques, ride, sommeil, toux.

  • – La couleur des infusions de pétales de coquelicot, contrairement aux autres, devient rouge foncé lorsqu’on y ajoute quelques gouttes de jus de citron.
    – La ville de Nemours est renommée pour ses spécialités locales à base de coquelicot, telles que les bonbons coquelicot (toute première spécialité de Nemours créée par François Etienne DESSEREY en 1870), les chocolats, confitures et le vinaigre au coquelicot, ainsi que le sirop et la liqueur de coquelicot qui ont vu le jour en 1996.

    Voici un bref vidéo à ce propos :
    http://www.dailymotion.com/video/xdq9bw_le-coquelicot-de-nemours_news#.UdU9gfn0GJ4

    Un peu d’histoire :
    Malgré l’ancienneté de cette plante herbacée, il y a très peu de matériel historique à disposition sur le coquelicot.
    Les suppositions en place le point d’origine en Europe du Sud (Bulgarie et Turquie) ou du Moyen-Orient (Egypte, où l’on en a retrouvé dans les tombeaux).
    Ce qui est reconnu officiellement, c’est que l’on mentionnait déjà le coquelicot à partir du IIe siècle A.D.
    En 1830, il remplacera la fleur de lys pour devenir l’emblème de la France lors de la révolution de juillet, connue aussi sous le nom de révolution des trois glorieuses durant laquelle les parisiens révoltés réussirent à renverser le roi Charles X en trois jours seulement !
    En 1871, le coquelicot devint le symbole révolutionnaire de la ville de Paris, puis ensuite il fut associé au bleuet et à la marguerite pour reprendre sa place parmi les trois emblèmes floraux représentant la France tout entière.
    En raison de sa couleur rouge écarlate vivace qui évoque celle du sang, les canadiens, les anglais, ainsi que les américains ont adopté le coquelicot comme symbole en souvenir des soldats tombés lors de la première guerre mondiales. Au canada, des fleurs artificielles de coquelicot en tissu furent confectionnées par des anciens combattants handicapés qui les portaient prêt du cœur sur le revers gauche de leurs vestes en hommage à leur sacrifice. Pour les mêmes motifs, il est devenu ensuite symbole de la Légion Royale Canadienne instituée en 1925.

    Mythologie, mythes et légendes :
    – Dans la mythologie grecque, d’Hadès, dieu des Enfers tomba follement amoureux de Perséphone, fille de Zeus et de la déesse protectrice des moissons et de leur fertilité Déméter. Sachant que sa main lui aurait été refusée par ses parents, il profita d’une promenade de la jeune fille dans les champs pour l’enlever. Alors que Perséphone ne se doutait de rien, il surgit de sous terre et l’emmena de force pour l’épouser.

    Déméter ne supporta pas la perte de sa fille et inconsolable, elle cessa de s’occuper des moissons et des champs de blé pour parcourir le monde en long et en large à sa recherche. Sous les semblants d’une femme très âgée, elle erra ainsi pendant 9 jours consécutifs. Zeus qui redouta que l’absence de sa femme ne porte le monde au bord de la famine, fit donc appel à Hermès pour lui confier la mission de retrouvaille.

    Par loi divine, toute personne ayant consommé au moins un repas aux enfers ne pouvait plus le quitter. Ayant appris qu’on venait lui reprendre son épouse, Hadès lui offrit une grenade, considérée la nourriture des morts. Lorsqu’Hermès parvint à son but, Perséphone avait déjà mangé 6 pépins et ne put donc le suivre pour retourner auprès de ses parents.

    Zeus établit donc un compromis. Déméter et Hadès se serait partagés la présence de Perséphone. Il fut convenu qu’elle passerait la moitié de chaque année sur terre avec sa mère et l’autre moitié sous terre auprès de son mari. Elle symbolise ainsi le cycle vital du grain, qui passe une partie de l’année sous terre en léthargie pour survivre à l’hiver et renaître à la vie dès le printemps jusqu’à la fin de l’été.

    Pour symboliser ce cycle vital, Perséphone porte une fleur de coquelicot réputée pour ses vertus soporifiques. Il symbolise le sommeil des graines sous terre et le repos de la végétation durant la mauvaise saison.

    – Toujours en vue de ses propriétés sédatives, le coquelicot est aussi associé au Dieu gréco-latin des rêves et du sommeil Morphée.

    Langage des plantes :
    Dans le langage des plantes, le coquelicot symbolise une ardeur éphémère et suggère donc avant tout de vivre et profiter le plus possible du temps présent.

  • Pathologies traitées avec le coquelicot : 
    Angine, anxiété, bronchite, colique, émotivité, nervosité, palpitations cardiaques, ride, sommeil, toux.

      ATTENTION:
    Avant de passer aux recettes, je tiens particulièrement à vous rappeler une fois de plus qu’il est dangereux de passer les doses conseillées en raison des effets toxiques que l’utilisation du coquelicot pourrait engendrer.

    Angine : Infusion de pétales de coquelicots
    Faire bouillir de l’eau et verser sur 20 gr de pétale de coquelicot par litre d’eau bouillante. Laisser infuser quelques minutes sans dépasser les 10. Boire 3 tasses par jours jusqu’à disparition des symptômes.

    Anxiété et palpitations cardiaques : Infusion de pétales de coquelicots
    Boire 3 à 4 tasses quotidiennes pendant 2 ou 3 jours d’infusion de pétales de coquelicots que l’on aura laisser infuser pendant 10 minutes avant de passer..

    Bronchite : Infusion mixte avec fleurs coquelicots
    Ce remède est calculé pour 1 litre d’eau bouillante. Mélanger 5 gr de feuilles de capillaire de Montpellier, 5 gr d’hysope, 5 gr de tussilage, 5 gr de scolopendre, 5 gr de fleurs de coquelicot, 5 gr de lierre terrestre et 5 gr de véronique officinale. Y verser dessus l’eau et laisser infuser 10 minutes. Prendre 3 tasses par jour.

    Colique : Infusion de fleurs séchées de coquelicots
    Compter 20 gr de fleurs séchées de coquelicots pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et boire une tasse. Si les douleurs ne passent pas dans la demie-heure qui suit, boire une seconde tasse. Si la douleur persiste, dans ce cas, consulter un médecin, car il se pourrait que la crise ne soit pas dépendante du gros intestin.

    Émotivité & Nervosité : Infusion de fleurs de coquelicots
    Pour cette recette il vous faudra 20 gr de fleurs fraîches pour chaque litre d’eau bouillante. Laisser infuser 5 minutes et boire 2 tasses de ce breuvage quotidiennement.

    Ride : Infusion de pétales séchées de coquelicots
    Faire une infusion de coquelicots en raison de 60 gr de pétales séchées pour chaque litre d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Recouvrer chaque soir votre visage et votre cou par des compresses trempées dans cette infusion, qu’il faudra tiédir à chaque usage pour ouvrir les pores de la peau, cependant sans jamais la porter à ébullition. Garder les compresses de 15 à 20 minutes.

    Sommeil : Infusion de fleurs de coquelicots
    Faire infuser pendant 10 minutes 15 gr de fleurs de coquelicots pour chaque litre d’eau bouillante. En boire une tasse tous les soirs avant d’aller se coucher.

    Toux : Sirop de fleurs fraîches de coquelicots
    Pour chaque litre d’eau bouillante, laisser infuser pendant 12 heures dans un récipient se fermant hermétiquement 400 gr de fleurs de coquelicots fraîchement cueillies. Passer et ajouter 1,4 litre de sucre par litre d’infusion. Faire cuire jusqu’à épaississement. Prendre de 2 à 4 cuillères à soupe de ce sirop par jour.

Post a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.