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ARNICA, l’anti tabagisme

L’arnica est une gracieuse plante vivace et aromatique de montagne aux feuilles duveteuses qui en France se rencontre dans les prairies d’altitude des Vosges, des Alpes, des Pyrénées et du Massif Central à partir de 600 mètres d’altitude jusqu’aux sommets de 2800 mètres.
Elle fut lon
gtemps utilisée en Europe et notamment en Allemagne principalement pour les douleurs menstruelles et comme agent abortif, bien que cet usage ne fut jamais soutenu par des études scientifiques et pour cause!

Les paysans montagnards la connaissent depuis des lustres et en fument depuis toujours les feuilles en guise de tabac. De grande utilité au cours d’une cure de désintoxication du vice de la cigarette.

C’est l’une des plantes les plus vendues en pharmacie. La popularité de l’Arnica Montana est telle encore de nos jours, qu’elle a failli disparaître à l’état sauvage. En France et en Allemagne, la cueillette de l’arnica est réglementée pour éviter sa totale disparition.

 

De nos jours, l’Arnica est considérée comme un médicament en tout et pour tout. Son usage en interne est strictement prohibé pour sa dangerosité, tandis que son utilisation en externe n’est pas non plus sans risque. Employer de l’Arnica doit donc toujours se faire avec les dues précautions et en respectant rigoureusement les dosages indiqués.

 

Le tabac est plus exigeant que n’importe quelle maîtresse. (Citation de Frank G. Slaughter.)

 

L’arnica quant à elle, n’a que très peu d’exigences.

Cette plante européenne est typique des sols acides et pauvres en éléments nutritifs. Et bien que les études sur les préparations homéopathiques n’ont pas montrées d’efficacité supérieur à un placebo, l’industrie pharmaceutique dépense pourtant de grosses sommes d’argent chaque année pour s’en procurer. Ce qui devrait donc nous mettre la puce à l’oreille sur son efficacité « non proclamée ». 

Les laboratoires du groupe Weleda, pour n’en citer qu’un parmi de nombreux autres, ont fait de la plante d’Arnica un produit phare de leur production pharmaceutique. Ils se servent dans les Vosges, où chaque année une récolte d’une tonne et demie de plantes et d’une demi-tonne supplémentaire de fleurs.

 

UN REMERCIEMENT de plus à mon ami alsacien de Kintzheim Philou pour cette magnifique
photo
de l’arnica avec papillons qui représente la partie visuelle culminante de ce post !
Je te souhaite beaucoup d’autres randonnées toutes aussi à venir. 😉

 

N’oubliez pas de laisser un commentaire après avoir terminé la lecture ci-dessous des fiches techniques sur l’arnica, surtout si vous venez d’abandonner le vice de la cigarette grâce à elle.

Merci et ne ratez pas dans l’onglet « recette » la préparation principale d’aujourd’hui : l’huile de massage d’arnica pour vos petits bleus et bobos.

 

 

  • Cette jolie petite fleur jaune-orangé appartient à la famille des Astéracées (composées).
    L’origine étymologique de l’arnica (Arnica montana L.) reste très floue. On avance l’hypothèse d’une acquisition de l’arabe, bien qu’il soit fort possible que son nom dérive d’une altération latine de la parole grecque « ptarmica » (qui fait éternuer).
    Dénommée aussi Herbe sainte en raison de ses effets rapides et quasi miraculeux, herbe aux chutes pour sa capacité de résorber les épanchements sanguins, quinquina des pauvres pour ses effets fébrifuges.
    Elle prit aussi le nom d’herbe aux prêcheurs, pour indiquer sa propriété à prévenir les enrouements. Elle était d’ailleurs autrefois fumée par les montagnards contre les toux quinteuses et les bronchites. De là le pas fut bref et elle devint le tabac des Vosges ou tabac des Savoyards en raisons de ses feuilles utilisées par les paysans pour la substituer au tabac.
    Quelqu’un la connait aussi sous les noms de Arnique des montagnes, herbe vulnéraire ou plantain des Alpes. Appelée aussi Bétoine des montagnes ou Alisma ou Damasonium par les Anciens. Ce nom sera repris par Conrad Gesner au XVIe siècle, puis transformé par le médecin allemand Jean-Michel Fehr en « arnica » au XVIIe siècle.

    Habitat :
    Pâturages d’Europe, d’Amérique du Nord, ainsi qu’en Sibérie. En montagne à partir de 600 à 2800 mètres, se développant sur sols acides.

    Identification :
    L’arnica plante de 0,30 à 0,60 m., vivace, sur tige dressée peu ramifiée généralement unique, duveteuse et globuleuse, avec feuille ovvales en rosette à la base et caulinaires beaucoup plus petites lancéolées. Les fleurs jaune-orangées (mai-juillet) en gros capitules souvent solitaires, parfois accompagnés en dessous par deux autres plus petites et opposées. Akène poilue et à aigrette, rhizome oblique et brun. Odeur aromatique et saveur très amère.

  •  ATTENTION :
    – Ne jamais utilisée en usage interne. De nos jours, l’arnica a été reconnue comme une plante violemment toxique pour la majorité des organes digestifs ainsi que pour le système nerveux, même à faibles doses.  Son utilisation est donc réserver à l’usage externe, sauf prescription médicale.
    – Ne portez pas vos mains aux yeux, ni à la bouche en manipulant l’arnica. Ne jamais appliquer sur une plaie, et ne pas utiliser en aucun cas chez les enfants de moins de 3 ans.
    – Si une préparation contenant de l’arnica est entrée en contact avec une plaie, la rincer abondamment à l’eau distillée. En cas d’irritation cutanée, arrêter immédiatement le traitement.
    – L’arnica peut provoquer de la dermite chez les personnes les plus sensibles. Il est donc conseiller de tester d’abord la préparation à base d’arnica sur une petite surface de peau de la face interne de l’avant bras, avant de passer à son utilisation proprement dite. En cas d’allergie ou d’intolérance, une rougeur et/ou des démangeaisons apparaîtront assez rapidement.

    Parties utilisées : 
    Les feuilles séchées, les fleurs (juillet) et les racines (septembre). Le séchage devra se faire rapidement à l’ombre et dans un lieu bien aéré.

    Principaux constituants :
    Riche en huile essentielle ayant une forte teneur en acides gras, résine, tanin, acide malique, silicium, cire, gomme, flavonoïdes, coumarines, alcools triterpéniques dont le faradiol que l’on retrouve chez toutes les fleurs composées à fleurs jaunes (arnica, calendula, tournesol, pissenlit, tussilage, etc…).

    L’arnica est entre autres constituée de :
    Manganèse complexé avec des pigments caroténoïdes responsables de la couleur orangée des fleurs, un peu comme chez le souci, de lactones tels que l’hélénaline et ladihydrohélénaline, à l’origine de l’amertume de cette drogue végétale et responsables de ses propriétés anti-inflammatoires et analgésiques, et enfin d’arcinine, une substance chimique alcaloïde de l’arnica ayant une action pharmacodynamique et très toxique si ingéré, même à faibles doses.

    Propriétés principales :
    – L’arnica est diaphorétique (sudorifique). Elle activent donc la transpiration et apporte une aide efficace contre la fièvre.
    – Elle possède des propriétés astringentes et cicatrisantes particulièrement apte pour traiter l’acné.
    – Ainsi que des effets sternutatoires

    Pathologies traitées : 
    Acné, cheveu, contusion, entorse, phtiriase et tabagisme.

  • – Selon l’herboriste Maurice Messegué, l’application externe reconstitue les tissus et fait disparaître les amas de sang et de pus, qui accompagnent les ecchymoses, contusions, foulures et entorses.
    – Les catalans nomment l’arnica « alep ».

    Un peu d’histoire :
    Restée méconnue dans l’Antiquité, l’arnica fut citée pour la toute première fois par Sainte Hildegarde, une naturaliste religieuse Bénédictine allemande qui en utilisait feuilles et fleurs en décoctions et compresses pour soigner hématomes et entorses.
    Le premier à parler de la plante ‘’ptarmica’’, faisant ainsi référence aux propriétés sternutatoires de l’arnica fut l’écrivain médical et botaniste Matthaeus Silvaticus au 14ème siècle.
    Cependant ce ne fut qu’à partir du XVIe que les premiers dessins de l’arnica firent leur apparition, exécutés par Matthiole (Pietro Andrea Mattioli), un médecin botaniste de Sienne. Selon lui, dans la Grèce antique, la plante nommée par Dioscoride alcimos, c’est-à-dire « salutaire » serait l’arnica des montagnes.
    En 1678, le médecin allemand Jean-Michel Fehr recommandait l’utilisation de poudre à priser d’arnica pour éternuer et purger le nez.
    Ce n’est qu’en 1753 que la plante est réellement mentionnée sous le nom ‘’Arnica montana’’ par Carl Von Linné, naturaliste suédois et père fondateur de la méthode binomiale de classification des végétaux encore en usage aujourd’hui.
    Au XVIIIe siècle, la plante fait l’objet de nombreuses études, dont plusieurs menées par Samuel Hahnemann, médecin allemand et père fondateur de l’homéopathie. Dès lors, la popularité de la plante se fera croissante dans le domaine médical.
    A la fin de sa vie, le poète allemand Goethe (mort en 1832) buvait du thé à l’arnica pour soigner les angines, sans savoir qu’il s’empoisonnait le intestins de sa toxicité.
    Durant la Seconde Guerre mondiale, de grandes quantités d’arnica furent employées pour soigner les militaires.

    Mythologie, mythes et légendes :
    – Un mythe concernant l’arnica est la croyance qu’appliqué au cuir chevelu d’une personne chauve, l’arnica aurait la propriété de faire pousser les cheveux. Inutile d’essayer, cela n’arrivera jamais. Bien qu’elle soit efficace pour en éviter la chute (uniquement si celle-ci n’est pas génétique) et pour réduire les pellicules, l’effet le plus probable de ce traitement sur une tête lisse sera une belle irritation de la peau.

  •   ATTENTION:
    En raison de sa toxicité en cas d’ingestion ou de contact avec plaies vives, suivre attentivement les instructions à la lettre.

    Pathologies traitées avec l’arnica: 
    Acné, cheveu, contusion, entorse, phtiriase et tabagisme.

    Acné : Décoction de fleurs d’arnica.
    ATTENTION: Cette recette est à utiliser uniquement sur les zones affectées si celles-ci sont totalement prives d’écorchures dues au grattage.

    Pour cette décoction, il vous faudra 30 gr. de fleurs d’arnica pour chaque litre d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir de 4 à 5 minutes. Trempez-y un bout de coton pour le passer sur les zones touchées et uniquement NON écorchées deux fois par jour.

    Cheveux (pellicules et repousse)  : Huile de fleurs fraîches d’arnica.
    Il vous suffira cette fois de 45 gr. de fleurs fraîches d’arnica qu’il vous faudra placer dans un récipient en verre pouvant se fermer hermétiquement et juste assez grand pour les contenir et les recouvrir de 0,50 litre d’huile d’amande douce à laquelle ajouter 20 gouttes de vitamine E pour éviter que l’huile ne rancisse. Laisser macérer le tout au soleil pendant 4 semaines après l’avoir bien refermé. Filtrer au chinois et transvaser dans des plus petits récipients de verre teinté pour les protéger de la lumière. Utiliser cette huile pour masser le cuir chevelu. Elle vous aidera à contrôler les pellicules, ainsi que la chute des cheveux et a réactiver leur repousse en stimulant le flux sanguin des follicules pileux tout en les renforçant et en ralentissant leur vieillissement. Bref, un petit miracle de plante pour l’entretien de votre belle crinière! Pour un résultat plus éclatant, penser à l’alterner une fois sur deux avec un traitement à base d’ortie.  😉

    Contusion : Décoction de fleurs et feuilles séchées d’arnica en compresse.
    Prévoir 50 gr de fleurs et de feuilles séchées d’arnica pour chaque litre d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir 10 minutes. Filtrer et mettre au frigo pour ensuite l’appliquer sur la contusion en compresses trempées le plus froide possible. Pour plus d’efficacité, vous pouvez utiliser un sac à glace par dessus les compresses.

    Entorse : Teinture de fleurs et racine séchées d’arnica.
    Faire macérer une douzaine de jours 20 gr. de fleurs et de racines séchées d’arnica dans 200 gr. d’alcool à 60°. Filtrer et conserver en flacon de verre sombre bien bouchés. Au moment de l’emploi, il faudra diluer 20 goutte de teinture dans 50 gr. de glycérine et 60 gr d’eau. Bien mélanger avec une petite cuillère en bois ou en plastique et y tremper des compresses à appliquer 2 à 3 fois par jours sur l’entorse.

    Hématome : Huile de fleurs fraîches d’arnica.
    Voir recette pour les cheveux ci-dessous.

    Phtiriase : Décoction de fleurs d’arnica.
    ATTENTION: Cette recette est à utiliser uniquement sur les zones affectées si celles-ci sont totalement prives d’écorchures dues au grattage.
    Mettre dans une casserole 10 gr. de fleurs pour chaque litre d’eau. Porter à ébullition et laisser bouillir 5 minutes. Retirer la casserole du feu et laisser le tout infuser 5 minutes de plus. Filtrer et utiliser aussi chaud que possible sans toutefois aller jusqu’à vous brûler.

    Tabagisme : Fleurs sèches d’arnica.
    Pour se débarrasser plus facilement de ce fléau lorsque l’on manque de force ou de volonté pour s’arrêter d’un jour à l’autre, il est possible de fumer des feuilles séchées d’arnica.

Comments

  • Elisabette T.
    20 février 2019
    reply

    Dans les Vosges j’en ai rencontré des prairies couvertes !!! Quel superbe spectacle.

    • Naomi A.
      23 février 2019
      reply

      Je confirme. Je suis aussi des Vosges et c’est magnifique à voir lors de la floraison.

  • Marie R.
    4 mars 2019
    reply

    Merci beaucoup pour tous vos efforts. C’est toujours utile à connaitre. Bonne présentation, claire et explicite. Merci 🙂

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